Mise en cause de l’État de droit au service de la dégradation des acquis sociaux – Retour sur l’ouverture des commerces le 1er mai 2026
Sur le recours formé par plusieurs syndicats de travailleurs devant le Conseil d’Etat, le Premier ministre a rétropédalé, supprimé son communiqué et invité le Conseil d’Etat à constater qu’il n’y avait plus lieu de se prononcer. La décision rendue sur ce recours, qui condamne le Premier ministre au versement d’une somme de 4000 euros au bénéfice des requérants, constate et regrette la confusion persistant dans le public du fait de la communication gouvernementale.
La veille du 1er mai, le gouvernement a réitéré ses « engagements » vis-à-vis des boulangers-pâtissiers artisanaux et des artisans fleuristes, en totale contradiction avec les propos qu’il venait de tenir devant le Conseil d’Etat. Le 1er mai, le Premier ministre revendiquait l’ouverture des boulangeries.
Nos organisations condamnent cette stratégie de destruction des acquis sociaux qui consiste à encourager les employeurs à méconnaître la loi en se fondant sur des fausses incertitudes juridiques.
Elles fustigent le double discours adopté par le gouvernement lors de cette séquence et le mépris affiché pour l’indépendance des inspecteurs du travail.
Elles déplorent qu’un Premier ministre puisse appeler à ne pas tenir compte des lois en vigueur et constate, avec gravité, une nouvelle attaque à l’Etat de droit émanant de ceux-là même qui doivent faire appliquer la loi.
Signataires : Confédération générale du travail (CGT), Fédération syndicale unitaire (FSU), LDH (Ligue des droits de l’Homme) et Union syndicale Solidaires
HAUT-RHIN